27.01.2013

Le regard de Dieu


Mgr Vladimir Ghika
et Alex Ceslas Rzewuski o.p.

Michaela Vassiliu, dans Virgo Fidelis, n. 235.

« Car rien n'est impossible à Dieu. » (Luc 1,37)
« Tout est possible à celui qui croit. » (Marc 9,23)

« ... la force illimité de la foi : elle rend tout possible ; elle déplace les montagnes ... elle se rend compte que ce qui est fait pour Dieu est aussi fait par Dieu et qu'en conséquence nous n'avons pas àfaire pour le bien par nos seules forces limitées, mais par la puissance infinie d'un Dieu instigateur et complice. » (Mgr. Ghika, Enttetiens spirituelles, "La visite des pauvres", p. 154).

Ainsi s'exprimait Mgr. Ghika en parlant de la force de la foi, cette foi profonde qui habitait son cceur, cette meme foi qui l'a conduit à faire des merveilles pour son prochain.
Il était capable de s'apercevoir avec toute ,la délicatesse de son àme du besoin de celui qu'i1 rencontrait.
Vladimir Ghika formulera meme le terme de « théologie du besoin » pour exprimer mieux cette nécessité urgente. Il pensait que cette « théologie du besoin » est le règne de Dieu dans le besoin de ce moment qui se présente à nous, comme une invitation à l'amour, qui doit se répandre sur notre prochain.
Ce devoir, peut etre un devoir simple, de chaque jour, modeste, parfois caché, mais qui représente le règne de Dieu qui vient par nous et avec nous dans l' instant présent.
Un des besoins les plus grands que Vladimir Ghika va rencontrer dans sa vie de pretre sont les besoins spirituels des àmes troublées. Et quel besoin n'est' il pas plus grand que celui d'une ame assoiffée en manque de Dieu.
En 1926 un jeune artiste d'ascendance polonaise qui menait une vie superficieIle pleine de plaisir et de distractions dans la capitale parisienne va rencontrer Jacques Maritain et Vladimir Ghika.
Une rencontre providentielle qui peut changer toute une vie.
Il s'agit d'Alex Ceslas Rzewuski, d'origine noble, né en 1893 dans le Caucase.
Il fit ses études au Lycée Imperial de Saint Petersburg, puis obtient une licence en droit intemational. Il voyagea en France, Italie et Allemagne jusqu'à la première Guerre Mondiale.
De retour en Russie, il est surpris par la révolution de 1917 en Ukraine. Après la paix de Brest-Litovsk, il retrouve sa nationalité polonaise et partir pour Paris. A Paris il commence à travailler le dessin avec Léon Bakst. Il deviendra un artiste connu pour ses portraits à la pointe sèche très appréciés dans les cercles parisiens etjusqu'à nosjours.
Dans le monde de la capitale des arts, à Paris, Alex Ceslas Rzewuski mène une vie mondaine. Entouré par de belles femmes couvertes de bijoux, parmi des personnages importants de la haute société, ce peintre pétri de talent mène une existence sans souci.
Des voyages à Londres le mènent dans la vie mondaine d'Angleterre : déjeuners, diners et bals parmi les familles riches de l'aristocratie anglaise. Mais le Seigneur le maitre de tout, Celui qui est l'Amour et la Patience mème, l'attendait pour lui montrer un autre visage de la vie.
Lors d'une visite imprévue à Meudon avec un ami qui avait remarqué qu'il se sentait assez malheureux, il va rencontrer Raïssa et Jacques Maritain.
Dans cette maison il fait l'expérience de rester un certain temps devant le Saint Sacrement exposé.
Une conversation Sur la foi va s'engager entre l'artiste et Jacques Maritain. Ceslas Rzewuski va affirmer que la foi lui manquait.
Alors dans toute sa simplicité Jacques Maritain va lui conseiller de voir un prètre, notamment Mgr. Ghika, prince d'origine roumaine, converti de l'orthodoxie qui habitait à Auteuil dans l'abbaye bénédictine Sainte Marie de Paris, rue de la Source. Alex Ceslas Rzewuleski le rencontre.
Rencontrer un prètre saint peut changer entièrement une vie.
« La grace ... une impatience de Dieu. Il veut avoir à lui tous ses enfants, au plus vite, avant tout, et malgré tout. C'est le don gratuit, le miracle avant l'heure, l'exercice du droit de grace» affirmait Mgr Ghika dans ses « Pensées pour la suite des jours » (p. 111).
Mgr Ghika dans sa foi profonde prenait dans son creur celui qui était dans le manque, l'entourait de sa prière implorant, le secours du Sauveur et recourant souvent à l'intercession de la Vierge Marie.
Il fut touché par la présence d'un pretre remarquable affirmant que « tout en lui respirait la bonté et l'accueil » (Alex Ceslas Rzewuski o.p., A travers l'invisible cristal, p. 290).
Mgr. Ghika était un vrai directeur d'àmes. Nombreux étaient ceux qui se mettaientt sous sa direction. Il était assailli par des personnes de tous les milieux, des gens des plus simples comme des plus cultivés.
Il avait un don, un charisme d'attirer les àmes, d'obtenir des conversions. Le lieu privilégié était le confessionnal, c'était là qu'il entendait d~ lourds péchés, c'était là qu'il partagé abondamment la gràce de la miséricorde qui venait du creur de Jésus.
Sa grande union avec le Christ-Ressuscité et sa foi profonde en son amour rédempteur lui permettait de venir en aide aux personnes qui se trouvaient dans des cas particulièrement difficiles. Dieu agissait à travers ce pretre saint et les àmes sortaient du confessionnal complètement transforrnées.
Le père Ghika écouta avec attention le récit de la vie d'Alex Ceslas Rzewuski et l'invita avec une grande insistance à se confesser, le conduisant vers un prie-Dieu. Il va se confesser par pure politesse à ce vieux monsieur « si distingué et d'une culture si raffiné » comme lui-meme l'a avoué.
Cette confession fut une rencontre, une rencontre avec Jésus Sauveur présent dans le sacrement de la miséricorde. Il va se confesser en toute sincérité de tous les péchés dont il pouvait se souvenir. Le Père lui donna l'absolution et l'invita à aller communier.
Il va communier à Notre Dame d'Auteuil et reçu dans son àme un océan de palx.
Mgr Ghika comptait beaucoup sur l'action salvifique des sacrements car il ne doutaitjamais de la présence réelle de Jésus.
La vie de son pénitent était désormais changée. Touché par la gràce son àme va rejoindre son Seigneur et ce pecheur endurci va se consacrer désormais entièrement à la vie religieuse.
Alex Ceslas Rzewuski va quitter en cachette la vie mondaine et va rejoindre un père dominicain dans le couvent de Saint Maximin la Sainte Baume. Il entrera comme novice dans l'ordre precheur et sera un dominicain de grand allure.
« Mieux que la foudre et plus promptement, un seul regard de Dieu suffit à mettre le feu à une ame. » (Prince Vladimir Ghika, Pensées pour la suite des jours, p. 116)

20.01.2013

A propos de Monseigneur Vladimir GHIKA (34)

Michel PRAT, oblat bénédictin

Monseigneur Vladimir Ghika, dans son livre “Pensées pour la suite des jours” - page 24 Ed. Beauchesne - a écrit:
“Consoler c’est pouvoir apporter à autrui quelque chose de plus vrai que sa douleur.

Consoler c’est faire vivre une espérance.
Consoler c’est laisser voir en nous à celui qui souffre, l’amour de Dieu pour lui.”

Quelqu’un qui souffre, qui est malade peut avoir tendance à se révolter contre Dieu: “Pourquoi moi, je souffre, suis-je malade alors que mon entourage est bien portant? Qu’ai-je fait au bon Dieu pour que tel mal, telle maladie tombe sur moi? Comment croire encore que Dieu a créé l’homme et la femme par amour pour nous?” Ces interrogations, voire cette révolte apparaissent au Psaume 12(13), 2-3a:
“Combien de temps me cacher ton visage?
Combien de temps aurai-je l’âme en peine et le cœur attristé chaque jour?”
v.4: “Regarde, réponds-moi, Seigneur mon Dieu, éclaire mes yeux, que dans la mort je ne m’endorme!”
Ces interrogations, ces sentiments apparaissent aussi au Psaume 87(88), 4-5:
“Car mon âme est rassasiée de malheur,
ma vie est au bord des enfers;
on me voit déjà descendre à la fosse,
je suis un homme fini.”
v.7: “Tu m’as mis au tréfonds de la fosse,
dans les ténèbres, au sein des abîmes;”
v.15-16: “Pourquoi me rejeter, Seigneur,
pourquoi me cacher ta face?
Malheureux, exténué dès l’enfance,
j’ai subi tes effrois, je suis à bout;”

Consoler celui qui souffre, c’est lui redonner confiance en Dieu, lui parler de la vie, lui dire que la vie est possible malgré la maladie, la souffrance, lui redonner une espérance. On peut être utile aux autres malgré nos misères, petites ou grandes. Le témoignage de l’amour des uns pour les autres est plus fort que la mort. (cf. Ct8,6; Jn 13,34)

Il est bon de s’abandonner à la providence (Lc 12, 22-32): “Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ou pour votre corps de quoi vous le revêtirez. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement...”

A SUIVRE...

05.01.2013


L'Épiphanie - aquarelle de Mgr V Ghika

PENSEES ET SOUHAITS POUR 2O13

L'Association pour la béatification de Monseigneur Vladimir Ghika remercie toutes les personnes qui ont soutenu sa cause de béatification par leurs prières, activités et initiatives.
En 2013 nous fêterons les 140 ans de la naissance de Vladimir Ghika (né le 25 décembre 1873) et les 90 ans de son ordination (le 7 octobre 1923). Nous souhaitons que l'année 2013 nous apporte aussi l'annonce officielle de sa béatification. Renforçons nos prières pour l'accomplissement de cette espérance.
Nous suggérons que chacun, selon sa sensibilité, choisisse et pratique tout au long de l'année une ou deux vertus vécues par Monseigneur Vladimir Ghika. Par exemple : la générosité, la charité, l'intérêt et la formation continue pour tout ce qui concerne Dieu, la prière, l'adoration du Saint-Sacrement, l'étude biblique, l'amour du prochain, le désir d'accomplir continuellement la volonté de Dieu, de Le faire aimer aussi là où nous habitons ou travaillons.

Bonne et sainte année 2013 !

A.B.M.V.G.

et la version roumaine: 

GÂNDURI SI URARI PENTRU 2013

Asociatia pentru Beatificarea Monseniorului V. Ghika multumeste tuturor persoanelor care au sustinut si sprijina în continuare cauza de beatificare prin rugaciuni, prin diverse activitati si initiative.
În anul 2013 vom sarbatori 140 de ani de la nasterea Monseniorului (25 dec 1873) si 90 de ani de la hirotonirea lui (7 oct 1923). Tot pentru 2013 ne dorim sa primim anuntul oficial al aprobarii de beatificare a Monseniorului. Sa întetim rugaciunile pentru a ni se îndeplini speranta. Sugeram ca fiecare dintre noi, în functie de sensibilitatea personala, sa aleaga si sa practice de-a lungul anului 2013 una-doua virtuti care ne-au impresinonat mai mult din viata Monseniorului V. Ghika. De exemplu: generozitatea, milostivirea, interesul si informarea continua pentru tot ce tine de Dumnezeu, rugaciune, adorarea Preasfântului Sacrament, studiul biblic, dragostea catre aproapele, setea continua de a face voia Parintelui ceresc, de a-L face cunoscut acolo unde locuim sau lucram, etc.
Va dorim un an nou sfânt, binecuvântat, 

LA MULTI ANI ! 

A.B.M.V.G.

A propos de Monseigneur Vladimir GHIKA (33)

Michel PRAT, oblat bénédictin

Monseigneur Vladimir Ghika, dans son livre “Pensées pour la suite des jours” - page 23 Ed. Beauchesne - a écrit: “Va chercher celui qui n’osait t’attendre. Donne à qui ne te demande pas. Aime qui te repousse.”

    En Matthieu 5,42, Jésus dit: “A qui te demande, donne;” Monseigneur Ghika ajoute donc “A qui ne te demande pas, donne aussi.” Ce qui va dans le sens de la charité. Partager avec ceux qui n’ont rien, même s’ils ne réclament rien, est un devoir pour les disciples de Jésus Christ. 
    En Mt 5,44, Jésus dit: “Aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs,” Monseigneur Ghika reprend cette affirmation sous une autre forme. Jésus ajoute au verset 45a “afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux.” C’est pour avoir une récompense qu’il nous est demandé de suivre cette demande exigeante, pour nous distinguer des publicains (v.46) et des païens (v.47). Un peu plus haut, avec le même objectif, Jésus demande à ses disciples de ne pas tenir tête au méchant (v.39). Si les disciples obéissent à ces préceptes, alors ils seront les bénéficiaires d’une ou plusieurs béatitudes énoncées toujours au même chapitre, versets 1 à 12. En particulier la béatitude des versets 11-12: “Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera... soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux...” En effet avant la venue de Jésus en ce monde, et même encore actuellement, il était d’usage d’appliquer “œil pour œil et dent pour dent.”(Ex 21,24) Cette façon de faire n’amènerait ou n’amène pas la paix dans la société. 
    Quant à la première citation de Monseigneur V. Ghika, on peut l’appliquer aux missionnaires qui sont partis d’Europe occidentale ou d’autres continents vers des régions déshéritées. Lorsque Mgr Ghika est allé chercher les Villejuifois pour leur annoncer la Bonne Nouvelle, il n’était sûrement pas attendu. 
A SUIVRE...

29.12.2012

Prinţul cerşetorilor - MONSENIORUL GHIKA


Sorin Preda

Pe Monseniorul Ghika îl poţi cunoaşte într-un singur fel - doar admirându-l. Îl admiri când îi afli descendenţa nobiliară, de nepot al ultimului domnitor moldovean, aşa cum îl admiri când descoperi că şi-a închinat toată viaţa aproapelui său, că a fost mereu de partea oamenilor năpăstuiţi şi, călătorind mult, nu a ezitat să intre în cele mai mizere locuri din lume, să aline suferinţe cumplite şi să îngrijească bolnavi muribunzi - de la ftizicii din cartierul parizianVillejuif, la leproşii din Japonia. Îl admiri pentru tot ce a însemnat viaţa lui - pentru chinurile pe care le-a îndurat cu mare demnitate creştină în închisoare, dar şi pentru cuvintele lui memorabile, cuvinte demne de sinceritatea bătrânului cu suflet de copil ...


26.11.2012

Mgr Ghika au Collège des Bernardins, 2013



Collège des Bernardins, 
20 rue de Poissy, 
75005 Paris


COURS PAR MGR PHILIPPE BRIZARD 
Un prêtre martyr du diocèse de Paris : 
Mgr Vladimir Ghika (1873-1954)

6 vendredis de 10h à 11h30 
Les 8, 15 et 22 février, 
1er et 22 mars et 
5 avril 2013

Inscriptions 
www.collegedesbernardins.fr
____________________________

Dimanche 7 avril 2013 à 15h
CONFÉRENCE DU PÈRE DANIEL ANGE 
SUR MGR VLADIMIR GHIKA

Renseignements : 
CER 24 rue des Boulangers 75005 Paris 
tél : 01 43 54 53 16 
www.cer.cef.fr 
contact@cer.catholique.fr
Entrée libre

25.11.2012

Monseniorul Ghika – ”un sfânt, mereu cu inima în România”

Asociația Italienilor din România a găzduit, joi seară, în cadrul Târgului Internațional de Carte Gaudeamus , un moment de pioasă aducere aminte prilejuit de vizionarea  filmului documentar realizat de Anca Filoteanu, intitulat ”Cine a fost Mosniorul Ghika”. Întâlnirea, prin intermediul imaginilor de arhivă și a cuvintelor de mare simplitate și noblețe ale realizatoarei, care  unesc mărturii și capitole importate din viața Monseniorului Ghika (1873- 1954), a readus în dazbatere dosarul de beatificare a acestuia (propunerea fiind pornită din partea Arhidiecezei București), demers aflat într-un stadiu avansat în vederea aprobării Congregației pentru Cauza Sfinților, de la Vatican.

 ”Ultimul «uomo universale» al acestei lumi”, așa îl numea eseistul și criticul literar român, profesor dr. Edgar Papu, pe cel care a trăit și gândit în sfințenie.  Așadar, cine a fost Monseniorul Ghika și cărei cauze i s-a dedicat toată viața ? Mergând pe firul biografiei celui care a fost, preot, confesor, scriitor, poet,om de știință, diplomat (activitatea sa desfășurându-se în toate mediile, alături de la capete încoronate, șefi de state, politicieni, filozofi, artiști, scriitori, teologi, până la anarhiști, ocultiști…), Anca Filoteanu a reușit să concentreze în documentarul pe care care îl dedică personalității sale prestigioase, momentele mari, definitorii ale drumului său în slujirea Bisericii lui Christos. ” Născut în ziua de Crăciun, și-a ridicat cucea și a purtat-o cu demnitate într-o dragoste nesfârșită față de oameni, indiferent de religie sau de etnie”;”visul său a fost ecumenismul”, comenta realizatoarea filmului.             
Monseniorul Ghika a fost nepotul ultimului domnitor al Moldovei, principele Grigore V. Ghika Vodă (1849-1856), fiul lui Ioan Ghika (general de divizie, ministru plenipotențiar) și al Alexandrinei Moret de Blaremberg (descendentă din Henric al IV-lea, regele Franței). A fost botezat și miruit ortodox, mama sa fiind o credincioasă foarte atașată de Biserica Ortodoxă, tatăl său fiind în acea perioadă ministru plenipotențiar al României în Turcia. În anul 1878 este trimis la școală în Franța, la Toulouse, pe care o va termina în anul 1895, pentru a urma apoi, la Paris, Facultatea de Științe Politice. În paralel, frecventează cursuri de medicină, botanică, artă, litere, filozofie, istorie și drept. Bolnav fiind, revine în  România unde își va continua studiile până în 1898, când  va merge la Roma pentru a urma Facultatea de Filosofie-Teologie a dominicanilor. În jurul vârstei de 29 de ani (1902) după un ”misterios discernământ”, pentru a fi „și mai ortodox” face profesiunea de credință catolică, spre stupoarea mamei sale… De fapt, dorea să devină preot sau călugăr, însă Papa Pius al X-lea l-a sfătuit să renunțe la idee, măcar pentru o perioadă, și să se dedice apostolatului ca laic. Și-a desfășurat activitatea în toată lumea - la București, Roma, Paris, Congo, Tokyo, Sidney, Buenos Aires… Astfel, devine astfel unul din pionierii apostolatului laical.            
Reîntors în țară, se dedică operelor de caritate, deschizând primul dispensar gratuit Bethleem Mariae, la București, unde pune și bazele marelui spital și sanatoriu Sf. Vincențiu de Paul, înființând astfel primul spital gratuit din România și prima ambulanță. Devenea astfel fondatorul primei opere catolice de caritate din România.           
În timpul războiului balcanic (1913) participă la serviciile sanitare și se dedică îngrijirii bolnavilor de holeră la Zimnicea. În timpul primului război mondial să ocupă de victimele cutremurului de la Avezzano, de tuberculoșii din ospiciul din Roma, de răniții de război, trecând de la misiunile diplomatice la cele populare, cu o naturalețe dezarmantă. La 7 octombrie 1923 este sfințit preot la Paris de Cardinalul Dubois, arhiepiscopul locului. Aici va rămâne  până în 1939,  iar Sfântul Scaun îi acordă, la scurt timp după hirotonire, dreptul de a celebra și în ritul bizantin. Astfel, Prințul Ghika devenea primul preot român biritual din Vechiul Regat. În misiunea sa alegea zonele sărăcăcioase, unde considera că acolo era mult mai mare nevoie de un spirit iubitor…           
Într-o mahala pauperă și periculoasă a Parisului, Villejuif, va reuși să schimbe din temelii spiritul cartierului. Dar se îmbolnăvește, fiind retras și numit Rectorul Bisericii Străinilor din Paris.  În mai 1931 este numit de către Papa Protonotar apostolic. Ezită să primească această numire deoarece, la intrarea în rândul clericilor, făcuse votul de a nu accepta niciodată demnități ecleziastice. În cele din urmă, primește numirea, făcând observația că „nimic nu se va schimba în felul meu de viață; va fi doar o panglică îngustă adăugată la reverendă.” La 3 august 1939 se întoarce în România, unde îl surprinde cel de-al doilea Război Mondial; refuză să părăsească țara, pentru a fi alături de săraci și bolnavi, pentru a-i putea ajuta și încuraja…Venirea la putere a comuniștilor va lăsa răni adânci în destinul său. Și totuși, monseniorul  refuză să plece cu trenul regal, din aceleași motive. Va fi arestat la 18 noiembrie 1952, sub acuzația  de „înaltă trădare” și întemnițat la Jilava unde este amenințat, bătut, torturat. Un an mai târziu, are loc procesul, iar la  16 mai 1954, după tratamentul bestial la care a fost supus, va trece la cele veșnice.            
Monseniorul Ghica, despre care au vorbit invitații Ancăi Filoteanu – Emanuel Cosmovici, Andrei Brezianu și preotul Ioan Ciobanu  - a lăsat o operă (scrieri în limba română și în limba franceză)  care are privilegiul de a fi inepuizabilă, prin densitatea referințelor  și multitudinea abordărilor (sit-ul www.vladimirghika.ro oferă multe informații în acest sens). Între acestea, merită amintite: ”Sfânta Fecioară şi Sfântul Sacrament”. Discursul rostit de monseniorul Ghika în noiembrie 1928, la deschiderea Congresului Euharistic de la Sidney (Australia);  ”Femeia adulteră”. Mister evanghelic cuprinzand un prolog, un act, un epilog. Pieasă teatrală. Tradusă de Al. Lascarov-Moldovan în 1938; articole istorice şi culturale la societatea literară „Junimea; articole de revistă în „Convorbiri Literare” (1907-1911), „Corespondentul”, „Revista săptămânală”, „Revista Catolică” (1912-14), „Cronica Surorilor de Caritate” (1919), „Documentarea catolică” (1930); ”Gânduri pentru zilele ce vin” (traducerea "Gândurilor" a fost realizată de Doina Cornea, după ediţia din 1962 a cărţii  sale în limba franceză: ”Pensées pour la suite des jours”); ”Convorbiri spirituale”; ”Interludiile din Talloires”.  Există însă și multe scrieri despre Monseniorul Ghika – ”un sfânt, mereu cu inima în România” , pentru a o cita pe realizatoarea filmului documentar, Anca Filoteanu.            
Dar  în pofida faptului că spațiile tipografice sunt prea puțin cuprinzătoare, chiar şi atunci când este vorba de personalități  atât de puternice prin misiunia și dăruirea lor, una în  fața cărora durerea pălește, făcând loc luminii și sfințeniei,  sperăm să găsim, pe viitor,  rezerve suficiente pentru o evocare pe măsura înaltului spirit al acestui cu adevărat Apostol al Bisericii lui Christos.    

http://www.curierulnational.ro/Actualitate/2012-11-24/Monseniorul+Ghika+–+”un+sfant%2c+mereu+cu+inima+in+Romania”+

Veronica Marinescu / veronica.marinescu@curierulnational.ro

Interviu cu Pierre Hayet

Mgr Ghika au Collège des Bernardins

Memorialul Muzeu Mons. Vladimir Ghika

ABMVG Paris - 17.11.2012

Radio Maria Italia parla di Vladimir Ghika

Monseniorul sub nameti, 02/2012

PARIS, AMBVG, 26 XI 2011

Comemorarea inceputului calvarului Monseniorului cu o expozitie la Catedrala Sf. Iosif din Bucuresti

Arhiepiscopul Ioan Robu a celebrat 67 de ani de viața în "compania" Monseniorului

6 noiembrie 2011, Arhiepiscopul Ioan Robu despre Monseniorul

Conferinta domnului Andrei Brezianu la Montreal

Foto Montreal 3/09/2011

Comemorare mons. Vladimir Ghika

Lansare carte MONSENIORUL

Cuvântul domnului academician Eugen Simion

Cuvântul domnului profesor Neagu Djuvara

Cuvântul doamnei conferenţiar Monica Broşteanu

Cuvântul domnului cercetător Emanuel Cosmovici

Cuvântul doamnei profesor Francisca Băltăceanu

Cuvântul doamnei cercetător Lucia Teodor

Cuvântul ÎPS Ioan Robu, Arhiepiscop-Mitropolit de Bucureşti