En la fête des Archanges, et à l’approche de celle de sa sainte patronne, la paroisse sainte Thérèse de Villejuif a tenu à rendre grâce pour la récente béatification de Monseigneur Vladimir Ghika au cours d’une messe, centre d’une journée festive.
Etape de joie dans l’histoire spirituelle et amicale qui relie une chapelle de la banlieue parisienne et la capitale roumaine grâce à un serviteur de Dieu, ce dimanche a fait écho aux cérémonies du 31 août dernier à Bucarest.
Guidées par Jacques et Françoise Béchet, coordinateurs de la paroisse Sainte Thérèse, toutes les bonnes volontés se sont activées en harmonie pour préparer l’événement : déroulement liturgique, musique, nettoyage, décoration en rouge et blanc, organisation de l’apéritif et du repas, installation technique ; « il n’y a pas de petit service », comme l’a rappelé Monseigneur Michel Santier dans son homélie. Tout a contribué à faire rayonner et résonner cette rencontre autour du nouveau bienheureux.
Rayonner : oui, a souligné l’évêque de Créteil, la vie de Monseigneur Ghika a fait rayonner la bonté de Dieu. Et notre quotidien peut s’appuyer sur ses «Pensées pour la suite des jours».
Résonner : sa présence à Villejuif avait semé les graines de notre paroisse, et plus de 80 ans après, elles ont bien germé ; les paroissiens et fidèles de passage peuvent se recueillir devant sa statue, offerte par Mihaela Vasiliu et Luana Alexe, installée il y a quelques années.
L’atmosphère estivale permit de profiter du jardin de l’église pendant l’apéritif et le dessert. A noter que les premières gouttes de pluie n’apparurent qu’en fin d’après-midi, au moment de quitter les lieux…
Après le repas, « l’équipe technique » avait œuvré afin que tous puissent profiter de la projection du captivant montage réalisé par Maria Sander, retraçant à l’aide de photos et documents la vie de Monseigneur Ghika ; sans oublier, toujours en images, des souvenirs du voyage en Roumanie d’un groupe de paroissiens.
Emouvant point d’orgue, le témoignage de Madame Pardessus, fille de Monsieur Génin, le constructeur de la petite maison en bois -dite « la cabane »- aujourd’hui détruite, où Monseigneur Ghika vécut (avec un petit portrait de Sainte Thérèse ! ) lors de son séjour à Villejuif, pauvre parmi les pauvres. Grâce à ces anecdotes de la vie quotidienne et souvenirs d’une petite fille de la fin des années 20, c’est un abbé Ghika profondément humain et attentif à tous qu’elle « ressuscitait » pour nous. A cela s’ajoutèrent les beaux témoignages de Maria Sander et de Sœur Antoneta notamment, et celui du Père Philippe, curé de Villejuif, présent à Bucarest pour la béatification ; ce dernier a insisté sur quatre points forts de Vladimir Ghika : son souci des pauvres, son élan missionnaire qui lui a fait traverser la planète, son œcuménisme, sa mort en martyr pour la foi. Le temps d’échange s’est achevé avec la narration de ce que l’on pourrait intituler les « petits miracles cachés », preuves de miséricorde et étincelles de bonheur.
Brigitte DECROIX
Villejuif, le 1er octobre 2013
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